Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choucri (photo) a déclaré que l’accord conclu par l’Egypte et l’Ethiopie est juste du point de vue technique et politique, soulignant que ledit accord a fait l’objet d’une entente entre les deux parties parce que reposant sur des solutions consensuelles. Le chef de la diplomatie égyptienne a noté que nul ne cherche de gain à travers les négociations qui rassemblent les pays concernés, avant d’ajouter – dans un entretien téléphonique à une émission télévisée – que l’Egypte s’est mise à plusieurs reprises à la place de la partie éthiopienne et qu’elle s’attendait à ce que l’Ethiopie fasse la même chose. Or, ce qu’a déclaré l’Ethiopie concernant le remplissage du barrage s’oppose clairement aux dispositions de la Déclaration de principes. Et le ministre des Affaires étrangères de poursuivre: « L’Egypte veut garantir ses droits dans ces négociations sans porter atteinte à aucune des parties », signalant que « l’Ethiopie a annoncé trop tard, le 25 février, ne pas prendre part aux négociations après que les délégations sont déjà parties pour Washington. Cette annonce a étonné les délégations égyptienne et soudanaise ». M. Choucri a assuré que les autorités égyptiennes placent toutes leurs ressources et leur potentiel au service de cette cause existentielle, afin de défendre les intérêts du peuple égyptien. Tous les organes de l’Etat égyptien ne peuvent en aucune manière afficher d’incurie à cet égard, a-t-il tempêté. « Le communiqué de l’Ethiopie demande plus de temps ou des concertations à l’échelle intérieure », a expliqué le chef de la diplomatie. Dans un entretien téléphonique à une autre émission, M. Choucri a affirmé qu’il est inacceptable que des décisions unilatérales soient prises lorsqu’il s’agit d’une question liée aux fleuves transcontinentaux, notant que « les règles techniques de remplissage lors des négociations ont été acceptées par la partie éthiopienne ». Il a relevé qu’il existe des obstructions empêchant de parvenir à un accord définitif et que si l’Ethiopie procède au remplissage du barrage sans accord, cela signifierait une violation de la Déclaration de principes. Le chef de la diplomatie a rappelé que l’Ethiopie avait à plusieurs reprises annoncé son intention de remplir son barrage en 2020, signalant que la médiation des Etats-Unis a établi un texte exhaustif et complet concernant les négociations se déroulant à ce propos. Rappelons que les ministères égyptiens des Affaires étrangères et des Ressources hydrauliques avaient affiché, dimanche dernier, leur profond mécontentement et leur refus catégorique du communiqué publié par leurs homologues éthiopiens.